L’objet du mois – À la façon d’une épée

Ce couteau a été retrouvé en 1911 dans un puits de la ville gallo-romaine d’Alésia. Ce milieu anaérobie (privé d’air) explique son exceptionnel état de conservation. Il devait être riche en résidus végétaux qui ont coloré le manche en brun.
Le manche a été façonné dans une plaque d’ivoire d’éléphant. Sa forme reprend exactement celle d’un fourreau d’épée. Une fente est ménagée dans l’épaisseur de la plaque et sur toute sa longueur pour recevoir la lame. Celle-ci pivote autour d’un axe en fer qui sert aussi à fixer la virole.
Comme tous les autres couteaux à lame repliable d’époque romaine, ce couteau ne dispose pas de buttée d’arrêt. Il ne pouvait donc pas être utilisé en force. Bien aiguisé, il pouvait être utilisé pour la toilette (pour couper les ongles par exemple), pour l’écriture (tailler un roseau pour écrire avec de l’encre) ou pour la couture et le tissage (couper du fil).
Des exemplaires similaires ou très proches ont été trouvés à Grand (Musée de Grand, Vosges), à Cologne (Kölnisch-Germanisches Museum, Cologne, Allemagne) et à Augst (Musée d’Augusta Raurica, Augst, Suisse). Ils sont issus d’ateliers spécialisés.

Couteau à lame repliable – Ivoire (manche), alliage cuivreux (virole) fer (lame et son axe).
L. du manche : 98,5 cm
IIIe siècle après J.-C.
Musée Alésia, dépôt du Musée Municipal d’Alise-Sainte-Reine (inv. n° D2011.1.207).

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