Nouvelle saison, nouvelle programmation

Oyez oyez, mesdames et messieurs, la nouvelle saison culturelle est ouverte.

Téléchargez ici la programmation pour l’année 2018.

Ne ratez pas :
Les MuséoFab, un lieu unique d’initiation et de formation aux techniques artisanales qui raviront petits et moins jeunes, les Estivales, avec ses activités ludiques, ses concerts en plein air et sa fameuse murder party, mais aussi des expositions, des événements autour du patrimoine et de l’archéologie. Toutes ces découvertes, ça creuse, alors on a aussi prévu un temps à la Dolce Vita, pour partager et découvrir la gastronomie romaine.

 

 

Les irréductibles passionnés sont de retour

Bonjour à tous, nous avons le plaisir de vous annoncer la réouverture d’un lieu magique, tenu par d’irréductibles passionnés d’histoire et de culture. Ils vous attendent tous pour une nouvelle saison au MuséoParc Alésia.

Début des festivités le 15 février !

 

 

Le premier Muséofab de la saison

Cette année, on commence avec la vannerie.

Pour tous ceux que ne le savent pas encore, la vannerie, ce n’est pas l’art de vanner ses amis mais bien celui de fabriquer toutes sortes d’objets en osier, pratiques et esthétiques.

Les objets en vannerie étaient utilisés au quotidien pendant l’Antiquité : panier, nasse à poisson, fauteuil… Avec Laurence Aigon, vannière installée près de Nuits-Saint-George (Côte-d’Or), vous découvrirez les gestes liés à cet artisanat et prendrez le temps de vous installer pour fabriquer un plateau en osier.

Du 15 au 25 février, de 10h30 à 12h30 ou de 14h à 17h.
Inclus dans le prix du billet.
Retrouvez toutes les dates dans l’agenda.

 

 

L’objet du mois

Il ne reste presque rien de la statuaire en marbre qui devait se trouver en abondance dans les édifices publics, les sanctuaires et les maisons aisées de Gaule romaine : après la période antique, elle a presque totalement disparu dans des fours à chaux.

Cette petite tête en marbre est un vestige rare de ce type de décor luxueux. Elle a été découverte en 1976 dans les décombres d’un lieu de culte où l’on vénérait des divinités orientales, en particulier Cybèle. Cybèle personnifiait la force reproductrice de la nature. Elle était vénérée sous les noms de Grande Mère ou Mère des dieux. Depuis l’époque grecque elle avait été assimilée à Rhéa, la mère des grands dieux de l’Olympe.

Dieu… ou prêtre ?
Cybèle avait été importée dans le monde gréco-romain depuis la Phrygie, l’une des régions de la presqu’île anatolienne (actuelle Turquie). Elle a eu un amant, le berger Attis, qui fut divisé après sa mort et honoré à ses côtés. En souvenir de son origine phrygienne, Attis était toujours représenté coiffé d’un bonnet de forme particulière propre à la Phrygie et au Proche Orient selon la tradition antique. Le même « bonnet phrygien » était aussi porté par les prêtres -appelés « galles »- attachés au culte de Cybèle et d’Attis.

Même s’il n’est pas possible de savoir si cette tête a appartenu à une petite statue d’Attis ou à celle d’un prêtre galle, sa grande qualité témoigne du luxe des sanctuaires d’Alésia à l’époque gallo-romaine. C’est aussi un indice de la préciosité des offrandes que pouvaient faire certains fidèles.

Le lieu de fabrication de cette statuette n’est pas connu. Elle a sans doute été produite dans un atelier spécialisé qui a pu être situé assez loin d’Alésia.

Tête masculine. Marbre blanc. Seconde moitié du IIe siècle après J.-C.
Musée Alésia, fonds de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois (inv. n° 2006.3.1).
H : 14,7 cm