L’objet du mois – Pendule gallo-romaine

Le cadran solaire est apparu au IVe siècle avant J.-C. en Grèce. Pendant toute l’Antiquité, il reste le principal instrument utilisé pour connaître l’heure avec la clepsydre, qui est une horloge à eau mise au point au milieu du IIe siècle avant J.-C.

À la différence de la clepsydre, le cadran solaire, lorsqu’il était de petites dimensions, pouvait être facilement transporté.

Le cadran solaire d’Alésia est incomplet : il manque près de la moitié du cadran ainsi que l’aiguille en métal qui était plantée au centre. C’est l’ombre de cette aiguille qui, portée sur le cadran, indiquait l’heure solaire.

À l’époque romaine, le jour solaire était divisé en 12 heures, avec un point fixe, midi (meridies), où commençait la septième heure. Midi correspondait au moment où le soleil était au zénith. La durée des heures variait tout au long de l’année selon la durée diurne : la durée la plus courte (23 décembre) était de 44 minutes et 30 secondes, la plus longue (25 juin) de 75 minutes et 30 secondes.

La nuit était divisée en 4 veilles, avec un point fixe, minuit (media nox), où commençait la troisième veille.

Le cadran d’Alésia nous indique qu’après la conquête romaine, les provinces gauloises ont adopté le système de poids et mesures qui était en vigueur à Rome, y compris pour le découpage du temps.

Cadran solaire – Calcaire.
H : 13,2 cm ; L : 9,2 cm
Ier-IIIe siècle après J.-C.
Musée Alésia, fonds de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois

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